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La valeur éditoriale, le cheval de bataille oublié ?

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Ah le contenu éditorial, voilà un sujet qui fait couler beaucoup d’encre et parler beaucoup de monde.

Vous n’aurez pas besoin de chercher longtemps sur un moteur de recherche avant de trouver un article sur le sujet.

Chacun y va de son expertise. Parce que clairement, savoir écrire un article sur le contenu éditorial c’est déjà une preuve que l’on sait écrire… et donc que l’on s’y connait en contenu éditorial.

Mais dans la globalité, vous n’apprendrez pas grand chose en lisant ces articles. Attention je ne dénigre pas les auteurs, même si je ne suis pas du tout d’accord avec leur approche.

Le principal défaut qui saute au yeux, c’est que la plupart de ces articles survolent sans esquisses ce qui fait un bon contenu éditorial.

Certains vous apprendront comment rédiger le meilleur titre putaclic – ils ne le diront pas comme aussi clairement mais c’est tout comme.

D’autres vous accompagneront à rédiger du contenu « qui fait le buzz ». D’autres encore, plus techniques, vous aideront à rédiger du contenu qui soit tout de suite référencé.

De manière général ces sujets se regroupent autour de ce que j’appelle la caste des tops tips.

C’est bien de vouloir faire « le buzz » ou d’avoir un article de 4000 mots mais dans tout ça, on oublie vite un truc.

On écrit avant tout pour un public.

Vous verrez d’ailleurs beaucoup d’experts écrire quelques inepties qu’il me faut contredire. Non vous n’écrivez pas pour répondre à un problème.

Un internaute ne va pas constamment sur internet pour régler ses problèmes. Il y va pour s’informer, pour s’amuser, pour comparer des prix, pour réserver un vol.

L’audience, la clé de voûte

La valeur du contenu éditorial se base donc d’abord sur un public. Un public qu’il faut intéresser.

Le but n’est pas de l’assommer avec une masse d’information sans fondements. Pour l’attirer, pour qu’il vous lise, votre contenu doit toucher le lecteur.

Dans les mots que vous allez utiliser vous devrez lui faire ressentir des émotions.

L’indignation, la colère, la joie, la tristesse, la confiance en soi, voilà quelques sentiments que vous pouvez faire ressentir à votre lecteur à travers vos contenus éditoriaux.

Que l’on souhaite vendre une formation, une machine industrielle ou du scotch, tout le défi va être de capter l’émotion du lecteur.

Exit donc les contenus commerciaux, vendeurs, beaucoup trop corporate et sans imagination.

Chacun de vos produits s’adresse à une ou plusieurs personnes.

Apporter de la valeur à vos contenus éditoriaux en vous inspirant de discussions réelles, tout part de là.

Mais pour lui parler, pour lui apporter de la valeur, vous vous devez d’être ouvert à votre environnement, ouvert à ceux qui vous lisent.

La valeur du contenu tient compte de l’égo

Pour que votre travail de rédaction soit considéré à sa juste valeur, rangez soigneusement votre égo dans un coin. Mais loin le coin, du genre enfermé à double tours, histoire de ne pas être tenté de le reprendre.

Je reviens sur nos amis les tenors du contenus. Beaucoup d’entre-eux vous feront croire qu’ils ont la solutions, qu’ils connaissent « la méthode de tue » pour du contenu de qualité.

Cet égo surdimensionné et déguisé en expertise est un très mauvais faire valoir. Un faire valoir qui les conduit honteusement à, en quelque sorte, vous tromper.

Vous n’êtes pas seul dans votre entreprise, ne vous attribuez donc pas le bon rôle.

Des femmes et des hommes se sont affairés avec vous pour développer votre marque, vous travaillez peut-être avec d’autres marques.

Faites le savoir à vos lecteurs, vos abonnés, vos followers.

Montrez à vos lecteurs que votre marque est engagée, qu’elle s’attache à créer un monde meilleur.

Ca paraît très certainement idéaliste et un tantinet bisounours mais c’est rassurant, c’est gratifiant. Vous ne gagnerez de l’influence et la notoriété qu’en prouvant à vos lecteurs que la personne derrière le contenu n’est pas là que pour leur vendre un produit.

Vos lecteurs doivent ressentir une personne dernière un contenu, sentir que votre marque est engagée, qu’elle n’est pas là que pour vendre un produit.

 

Published in Rédaction web

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